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mardi 7 juin 2011

Interview avec Cindy Tefft (Between)


Souvenez-vous, j'ai publié la chronique de Between de Cyndi Tefft ici, c'est un roman original porté par un héros masculin très charismatique. L'auteur de ce livre, Cyndi Tefft, a gentiment accepté d'accorder une interview à une de mes twicops, et partenaire Kittens, et à moi-même.

Vous trouverez une première partie de cette interview traduite en français ci-dessous, la seconde partie chez Kittens ici et vous pouvez également retrouver la totalité de l'interview en anglais sur mon blog anglais ici.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous et sur votre livre Between ?

Between est une histoire d'amour entre une jeune fille américaine actuelle, qui meurt dans un accident de voiture, et l'Highlander écossais du 18ème siècle qui vient pour la conduire au Paradis.

Le livre se passe à plusieurs endroits qui me sont chers : Seattle et Washington, aux États-Unis-où j'habite maintenant, Paris et Versailles, depuis que j'ai étudié le français à l'école, et enfin l'Ecosse, parce que j'ai un faible pour les hommes en kilts !

Qu'est-ce qui vous a motivé, et surtout inspiré, pour écrire un livre sur le Paradis, l'Entre-Deux et un homme en kilt écossais ?

Je voulais écrire une histoire de bien contre le mal, mais j'estimais que les anges et les démons avaient déjà été suffisamment traités. La grande faucheuse est un concept bien connu, mais n'est pas souvent présente dans les romans d'amour. Et, j'avais l'impression de pouvoir faire ce que je voulais de l'au-delà, puisqu'il n'y a pas de règles établies. Le héros est écossais parce que je lisais la série Outlander de Diana Gabaldon à l'époque et j'ai été complètement séduite par l'Ecosse. D'ailleurs, je le suis encore !

Pourquoi écrivez-vous pour les jeunes adultes ? Souhaitez-vous écrire des livres pour adultes ?

Je n'avais pas l'intention d'écrire un livre pour adolescents, pour être honnête. Quand j'ai terminé la première  ébauche et que j'ai commencé à obtenir des commentaires d'autres auteurs, ils ont noté que le ton était plus en ligne avec un roman pour jeunes-adultes. Certains chroniqueurs ont fait remarquer que Between a un ton plus adulte que d'autres livres YA, et je suis assez d'accord. A 18 ans, Lindsey est une adolescente plus âgée, et je crois que cela fonctionne bien, parce qu'elle est non seulement entre ciel et terre, mais elle est aussi entre l'enfance et l'âge adulte.

Je vais probablement écrire à la fois des livres pour adolescents et pour adultes à l'avenir. Cela dépendra juste de l'histoire !

Quel genre de livres lisez-vous ?

Je l'ai déjà dit mais Outlander, mon préféré de tous les temps. J'aime la fiction historique et les romances. La trilogie Les trois soeurs de Nora Roberts est excellente. Philippa Gregory, The Other Boleyn Girl, est aussi une lecture fascinante. Dans la catégorie Jeunes-adultes, Twilight, la série Vampire Academy et en particulier Liens de l'esprit et Anna and the French Kiss sont en haut de ma liste de favoris.

Aviez-vous peur que certaines personnes réagissent mal aux moments religieux de Between ?

Je ne dirais pas que j'avais peur, mais je me suis demandée comment cela serait reçu. Jusqu'à présent, j'ai été extrêmement heureuse de la réponse. Les chroniqueurs ont définitivement commenté ce côté de l'intrigue , mais tout le monde a noté que les aspects spirituels ne sont en aucune manière moralisateurs, mais plutôt au cœur des personnages et de leur histoire.

Je pense que la foi est quelque chose que les auteurs évitent souvent, parce qu'il est plus facile d'éviter le sujet tout court plutôt que de prendre le risquer d'offenser quelqu'un. Toutefois, la façon dont vos personnages se sentent vis à vis de Dieu - quels que soient leurs sentiments - peut à mon avis vraiment leur ajouter de la profondeur et de la substance.

Quel est l'endroit le plus susceptible de vous inspirer lorsque vous écrivez ? Préférez-vous plutôt écrire à l'extérieur ou chez vous ? Planifiez-vous beaucoup ?

Je fait des promenades le long du front de mer pendant ma pause déjeuner au travail, et j'utilise souvent ce temps pour réfléchir sur les scènes que je suis en train d'écrire. J'aime la beauté de l'eau et des montagnes, et personne ne sourcille à la dame folle qui se parle toute seule sur le sentier de randonnée ! Ils pensent probablement que je parle dans une oreillette Bluetooth. Ha!

Mais quand il s'agit d'écrire, j'ai besoin de concentration et de solitude pour le faire. Je ne peux pas écrire dans une foule, ou une place peuplée comme un café par exemple. Si je suis interrompue ou distraite, il est très difficile pour moi de regagner ma concentration.

Je ne dirais pas que je planifie, mais que je travaille sur les scènes au fur et à mesure. Une partie du plaisir de l'écriture, c'est de savoir ce qu'il va arriver après !

Pour la suite de l'interview, et plus d'informations sur les personnages, c'est chez Kittens ici.

Encore un très grand merci à Cyndi Tefft pour sa gentillesse.

Vous pouvez trouver Cyndi Tefft sur internet :

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mercredi 17 novembre 2010

Interview avec Gayle Forman

Lors de sa venue à Paris, la semaine dernière, j'ai eu l'immense chance de rencontrer Gayle Forman et de l’interviewer. C'est une personne extrêmement sympathique. Elle a pris le temps de répondre à mes nombreuses questions et je tiens à la remercier sincèrement pour sa gentillesse et sa disponibilité. Je souhaite également remercier toutes les personnes qui ont rendu cette entrevue possible, notamment Béatrice des éditions Oh! éditions et Céline qui tient le blog officiel (voir le blog).



Gayle Forman est l'auteur des livres Si je reste, Là où j'irai et Les coeurs fêlés. Elle habite aux Etats-Unis, à Brooklin, avec son mari et ses deux filles. Elle partage sa vie entre sa famille et l'écriture.



- A part l'écriture, quelle est votre occupation favorite ?

Pour moi l'écriture est un moyen d'évasion, c'est un vrai plaisir, cela me permet de déverser mes émotions et de m'échapper donc ce n'est pas vraiment un travail. Je dis toujours que je suis très chanceuse parce que j'ai le genre de métier où je peux imaginer des adolescents de 17ans s'embrasser et personne ne me traite de perverse. 

Mais à part écrire, qu'est-ce que j'aime faire ? J'adore voyager, c'est ma passion. J'aime aller au cinéma, lire et cuisiner. Mais je pense que mon occupation favorite est de passer une journée farniente avec ma famille, quelque part, dans un jardin, ou sur une plage. 

- Quel personnage historique admirez-vous le plus ?

Il est toujours vivant mais j'admire Nelson Mandela plus que n'importe qui. C'est quelqu'un qui a tellement d'intégrité, il a surmonté tant d'épreuves. Et, alors qu'il aurait pu devenir vraiment amer à l'encontre de ses ravisseurs, pour le bien de tous il a réussi à pardonner et à négocier avec ses ennemis. C'est vraiment un exemple de tolérance et d'indulgence. 

J'ai vu le film, Invictus, sur la façon dont il a supporté l'équipe de rugby alors que c'était un symbole de l'oppression blanche. J'aimerais qu'il y aie plus de dirigeants comme Mandela dans le monde.

- Quel est votre héros de fiction préféré (en général, pas dans vos livres) ?

Atticus Finch dans Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur.

- Est-ce que vous avez toujours voulu devenir auteur, même lorsque vous étiez plus jeune ?

Non, ce qui est amusant c'est que j'ai toujours inventé des histoires avant même de savoir écrire. Et, ensuite, j'ai toujours écrit, depuis mon plus jeune âge. Mais cela ne m'est jamais venu à l'esprit que je pourrais devenir écrivain. Et, alors même que j'écrivais des histoires, je n'étais pas une de ces personnes qui affirment : je veux devenir écrivain.

Après le lycée, j'ai voyagé pendant 3 ans. Ensuite je suis allée à l'université et je me suis dit je veux devenir médecin et aider les gens. Je voulais rejoindre Médecins sans Frontières et voyager autour du monde. J'ai donc fait environ 2 semestres de classe en pre-med et j'ai réalisé que ce n'était pas pour moi. 

Après cela, j'ai choisi de suivre des cours de journalisme et d'écriture de nouvelles. Et ce n'est pas le cours d'écriture de nouvelles qui m'a le plus plu. J'ai donc voulu être journaliste. J'ai fait des études de journalisme et je suis devenu journaliste. J'adorais cela, mais cela ne m'avait toujours pas traversé l'esprit de devenir écrivain. 

Cela a duré jusqu'à ce que j'ai ma fille et que je réalise que je ne pouvais plus être la sorte de journaliste que j'étais. J'ai écrit Les coeurs fêlés et ensuite ça a été une révélation, comme lorsque la pluie s'arrête, les nuages s'en vont et le soleil apparaît. Pendant que j'écrivais Les coeurs fêlés j'ai adoré cela mais c'est vraiment après l'avoir écrit que j'ai réalisé que c'était ce que je voulais faire.

Ça a été vraiment une lente évolution, qui s'est faite par étape. En ce moment, je suis en train d'écrire mon 4ème livre pour "young-adult" et j'adore cela, c'est vraiment ce que je veux faire. On pourrait penser que la prochaine étape de ma carrière serait d'écrire des romans pour adultes, mais je n'en ai pas envie.

- Quel est, pour vous, le meilleur moyen d'écrire ?

Je ne fais pas de plan et je n'utilise pas de tableaux comme le font certains auteurs. En général, je pense en permanence au roman que je suis en train d'écrire et donc, comme j'y pense tout le temps, j'ai déjà une vague idée où cela va m'amener. 

Ce que je préfère dans l'écriture c'est qu'on découvre systématiquement de nouveaux éléments à propos de notre histoire ou de nos personnages, pendant qu'on est en train d'écrire. Je trouve que ce qui est remarquable c'est que lorsqu'on se dit je ne sais pas ce qu'il va se passer, je ne sais pas comment les choses vont évoluer, ce que vont faire les personnages, on le découvre petit à petit et ils nous y amènent eux-mêmes.

Pour mon prochain roman, j'ai essayé de griffonner des directions mais, en fait, c'est totalement inutile parce que je ne les suis absolument pas. 

- Où préférez-vous écrire, à la maison ou à l'extérieur ?

J'ai un bureau dans un coin du salon familial, un très grand bureau et c'est là où j'écris. Je n'aime pas écrire dehors comme dans un café, par exemple, parfois je le fais si je dois y rencontrer un ami mais je préfère écrire à la maison.

- Est-ce qu'il y a des parties d'un roman qui sont, pour vous, plus difficiles à écrire que d'autres, comme par exemple le début ou la fin ?

La partie centrale d'un livre est en général la partie la plus délicate. C'est là où la dynamique est la plus difficile à maintenir. Au début il y a souvent une dynamique forte ainsi qu'à la fin. Mais au milieu c'est plus délicat.

Dans Là où j'irai la partie la plus complexe était sans aucun doute à partir du moment où ils vont au bowling jusqu'à la scène sur le pont parce qu'à ce moment du récit l'intensité retombe un peu.

Dans Si je reste, après avoir fini d'écrire le livre j'ai du revenir et ajouter quelques détails à la scène de l'accident et ça a été la partie la plus dure émotionnellement. Lorsque Mia a cet instant d'horreur et qu'elle réalise ce qu'il se passe. A ce moment, j'avais déjà écrit tout le livre, je m'étais attachée à elle, je savais ce que je lui infligeais comme souffrances donc revenir sur cette scène c'était atroce pour moi et je sanglotais en l'écrivant. C'était seulement quelques lignes mais ça a été très difficile pour moi de les écrire, parce que je l'aimais et je savais ce qu'elle allait subir puisque j'avais déjà fini l'écriture du livre. Cette partie a été très dure émotionnellement.

- Comment équilibrez-vous l'écriture avec la maternité ?

C'est plutôt difficile, cela va un peu mieux maintenant que les filles sont toutes les deux à l'école, mais elles sont dans deux établissements différents. C'est délicat d'équilibrer tout cela, de prendre soin de moi et de la maison. Pour faire court : c'est difficile. J'ai très peu de temps pour écrire. L'écriture d'un livre c'est seulement une partie de ce que je fais, il y a aussi de nombreuses autres choses : rester en contact avec les fans, faire des interviews, faire des choses pour mes éditeurs, il y a 30 éditeurs maintenant, tous ne me le demandent pas mais plusieurs le font. Tout ceci fait partie de mon travail et je suis très heureuse de le faire, mais cela prend du temps. Et je continue à écrire des articles pour des magazines parce que je suis folle. 

J'essaye aussi de faire des activités physiques, d'aller courir, je dois faire les courses, préparer les repas donc c'est très difficile. J'amène les filles à l'école le matin et j'essaye de faire ce que j'ai à faire le matin comme cela je peux rentrer à la maison et j'ai plusieurs heures devant moi pour écrire. Lorsque je commence à écrire je me mets vraiment dedans et c'est très frustrant d'avoir seulement une heure de disponible. Pour corser un peu les choses, j'ai établi une règle : l'ordinateur est éteint lorsque les filles rentrent à la maison le soir après l'école.

Donc il s'agit vraiment d'être efficace avec le peu de temps disponible et d'être disciplinée. J'ai été journaliste pendant 12ans, avant de devenir écrivain, donc je sais comment m’asseoir à mon ordinateur et hop ... c'est parti. Ce qui m'aide également, c'est que lorsque j'écris un roman, j'y pense tout le temps, même lorsque je conduis quelqu'un à l'école ou lorsque j'amène quelqu'un au cours de danse. Je suis toujours en train d'y penser, j'imagine en permanence et tout cela fait aussi partie du processus de travail.

- Quel est le pays que vous préférez ? (Gayle a fait un tour du monde d'un an avec son mari)

Lors de notre tour du monde, mon endroit préféré a été l'Inde. En terme de ville préférée je dirai Paris et Amsterdam. Le pays où je n'ai pas encore été mais que je voudrais le plus visiter est le Brésil.

- Avec lequel de vos personnage vous identifiez-vous le plus ? Est-il plus facile pour vous d'écrire selon le point de vue de Mia ou d'Adam ?

Celui avec qui je m'identifie le plus est probablement Adam. Mia est celle que j'aime, que j'ai le plus envie de materner et de protéger. Mais après avoir écrit Là où j'irai, je pense qu'Adam est celui que je comprends le mieux. J'ai été très surprise par Mia car elle est très différente de moi. Quand sa voix a commencé à s'imposer à moi je me suis demandé d'où elle venait. Je ne suis absolument pas comme elle.

Je m'identifie avec Adam en terme d'hostilité et de rancoeur, sa colère d'avoir été laissé derrière. Toute mes angoisses d'adolescente et mon amertume se sont vraiment exprimés à travers lui, pour toutes les fois où j'ai été lâchée ou laissée derrière.

Ce qui était troublant dans le fait de prendre le point de vue d'Adam c'est d'être énervé contre Mia alors que je l'aime beaucoup. J'ai du me contenir dans les premiers brouillons car on était tous les deux très énervés contre elle. Et comment pouvais-je être en colère contre Mia alors que je l'aime tellement ? Mais je me plaçais du côté d'Adam et je ressentais ses émotions à lui.

Cela n'a pas été plus simple d'écrire d'un point de vue de l'un ou de l'autre. Si je reste a été beaucoup plus facile à écrire, il est venu beaucoup plus vite, plus propre. Avec Là où j'irai j'ai du faire quelque chose comme 20 brouillons, j'ai du l'écrire, et le réécrire encore et encore.

- Est-ce que vos personnages sont basés sur des personnes que vous connaissez ?

Oui, la maman et le papa dans Si je reste. Si je reste est basé sur une histoire vraie. Des amis sont morts dans un accident de voiture très semblable, c'était une famille de 4 et malheureusement ils sont tous décédés. Donc la maman et le papa de Mia sont basés sur la mère et le père et Teddy sur le petit garçon. 

Mia est vraiment sortie de nulle part, j'ai été choquée la première fois que je l'ai rencontrée. Adam a probablement des parties de mon mari mais mon mari n'est pas aussi parfait, ou en colère.

Je pense que c'est impossible de ne pas inclure des éléments, chaque personnage a des parties de gens que je connais. Henry a un peu de mon mari, Willow un peu de moi. Et il y a des fragments de moi dans tous mes personnages.

- Contrairement à beaucoup, j'étais très heureuse avec la fin de Si je reste et, dans un premier temps, lorsque j'ai entendu parler d'une suite j'avais un peu peur. Finalement, après avoir lu Là où j'irai je le trouve peut-être même meilleur. Cependant je suis curieuse de savoir si c'était prévu depuis le premier livre ou si cela a été une surprise, y compris pour vous ?

Non, certainement pas. C'est amusant, je pensais que Si je reste se terminait exactement là où il devait se finir. J'ai entendu des gens dire que c'était très brusque mais selon moi c'était la fin parfaite. Et je n'avais aucune intention du tout d'écrire une suite. Mais le problème c'est qu'Adam et Mia avaient une idée différente. Je n'arrêtais pas de penser à eux et de me dire que c'était une fin terrible, que je les avais laissés dans une situation très sombre et dramatique.

On se sent un peu responsable pour nos personnages, même s'ils ne sont pas réels. Quand on est un auteur ils le deviennent, en quelque sorte. Et je sentais que je devais les laisser dans un endroit plus tranquille et plus reposant. Je me suis battue contre cette idée pendant un an et puis finalement j'ai abandonné et j'ai écrit Là où j'irai. Mais je suis contente, je pense que les gens ont peu d'attentes pour ce nouveau livre, donc cela joue en ma faveur.

- Je suis impressionnée parce que dans Si je reste et Là où j'irai vous traitez de sujet assez sombres et dramatiques. Ecrits par quelqu'un d'autres ces deux livres auraient pu être déprimants, mais en réalité les deux sont très légers et contiennent beaucoup d'espoir. Est-ce que dans votre vie vous êtes une personne très positive ?

Je suis un gémeau donc j'ai un peu des deux en moi. Les deux livres traitent d'amour et l'amour est une chose compliquée, il peut nous amener dans des endroits sombres mais il peut aussi nous guérir. C'est vrai que les deux livres ont des passages douloureux mais comme ils traitent d'amour c'est une sorte de souffrance cathartique. Et après leur lecture on se sent en quelque sorte lavé de notre douleur. 


Cela ne m'intéresse pas d'écrire des livres déprimants. Je souhaite écrire des livres émotionnellement bouleversants mais absolument pas déprimants. J'écris le genre de livres que je souhaiterais lire.

- Est-ce que vous pouvez nous donner plus d'informations sur l'adaptation cinématographique ? Est-ce qu'il s’arrêtera à la fin de Si je reste ?

Les droits ont été achetés, pour le moment, seulement pour Si je reste. Ils ont les droits pour les personnages maintenant, donc personne d'autre ne peut les acheter pour Là où j'irai. Mais j'imagine que si Si je reste est produit et qu'il a du succès peut-être qu'ils choisiront de faire la suite, mais peut-être pas, on ne peut jamais savoir. Donc pour l'instant, la fin du film correspondra à la fin de Si je reste.

- Est-ce que vous travaillez actuellement sur un prochain livre ? Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Oui, j'écris un nouveau livre mais je ne peux pas en parler. C'est très différent, cela ne concerne pas du tout Mia et Adam, il y a quatre points de vue et c'est un livre pour young-adult, il n'y a pas de guitariste. Et je suis obsédée par ce roman ce qui est une bonne chose.

Il n'y aura pas de troisième livre avec Adam et Mia.


Thank you so much for this interview !

Retrouvez une autre interview chez Celine is a Lemon !
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vendredi 8 octobre 2010

Mini interview 3 et 4 de Kami Garcia et Margaret Stohl 17 lunes !

Après les mini-interviews 1 et 2 de Kami Garcia et Margaret Stohl, les auteurs de 16 Lunes, voilà les interviews 3 et 4. Vous pouvez les retrouver en version originale ici.

Mini-interview 3 

Robert : Ridley est peut-être le personnage le plus réaliste de Beautiful Darkness. Elle traverse assurément de nombreux changements en tant que personne. Comment avez-vous montré ces évolutions en elle tout en la gardant "Ridley" ?

Kami Garcia : Ridley est intéressante parce que peu importe ce qu'il se passe elle demande à être elle-même. Elle a des qualités avec lesquelles vous ne pouvez pas interférer.

Margaret Stohl : Ridley est un exemple de personnage féminin très puissant dans un roman. Elle sait qui elle est et insiste pour être cette personne - même si cette personne est Dark. (désolée je ne sais pas comment ça a été traduit en VF)

R : Est-ce que la sucette est réellement un amplificateur de ses pouvoirs de Sirène ou c'est juste quelque chose qu'elle aime ?

KG : Elle augmente ses pouvoirs

MS : Mais elle n'en a pas besoin pour les utiliser.

Mini-interview 4

Robert : Nous avons toujours su qu'Amma était très puissante, mais dans 17 Lunes elle doit vraiment montrer sa force et son pouvoir. Comment c'était de l'écrire ?

Kami Garcia : Amma est très amusante à écrire. Parce que même quand elle ne montre pas sa puissance elle montre sa détermination.

Margaret Stohl : Amma sera toujours un de mes personnages préférés et c'est difficile de ne pas sourire lorsque vous écrivez une scène où elle est au mieux de sa forme. C'est la grand-mère qu'on souhaite tous avoir eu.

R : Nous ne savons toujours pas qui a gagné le concours de tartes. (Ce n'est techniquement pas une question mais une réponse est attendue)

KG : On sait que tu as lu Beautiful Darkness (17 Lunes) et d'autres l'ont lu également. Je ne sais pas si j'amerais manger une de ces tartes.

MS : Cela étant dit, il n'y a qu'une seule année où Amma n'a pas gagné. L'année de la mort de la mère d'Ethan, et elle n'a pas concouru. Personne n'est aussi dure à cuire qu'Amma.
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jeudi 7 octobre 2010

Interview avec Becca Fitzpatrick - Hush Hush

Le site Paperback Dolls a réalisé une interview de Becca Fitzpatrick, l'auteur de la série Hush Hush ! J'ai essayé de la traduire (avec plus ou moins de réussite) pour les personnes qui ne comprennent pas l'anglais ! Désolée pour les éventuelles erreurs mais ce n'est (malheureusement) pas mon métier ! Sinon pour les autres vous pouvez la retrouver ici !

Hush Hush, le premier livre de Becca Fitzpatrick, a été classé parmi les Best-seller du New York Time. Elle a un diplôme universitaire dans le domaine de la santé, qu'elle a rapidement abandonné pour l'écriture. Lorsqu'elle n'écrit pas, elle est probablement en train de courir, de rôder autour des stands de chaussures en solde, ou d'accomplir sa mission de goûter, sous le soleil, chaque parfum de crème glacée. Elle habite dans le Colorado, seule fille dans une maison remplie de garçons.

- Quelle est votre plus grande peur ?

Je fais des tas de cauchemars à propos des ours. Je pense que cela à une signification psychologique importante (profonde).

- Quel est votre état d'esprit actuel ?

Je me sens ridiculement paisible. Il fait enfin chaud ici à Ft. Collins, j'ai les fenêtres ouvertes. Un de mes voisins est en train de tondre sa pelouse au loin.

- Quel est votre occupation favorite ? (moyen de passer du temps)

Acheter des chaussures, creuser dans la terre (alias le jardinage), lire des histoires à mes enfants à l'heure du coucher, courir, préparer le diner avec mon mari.

Laura Ingalls Wilder
- Avec quel personnage historique vous vous identifiez le plus ?

Laura Ingalls Wilder

- Quelle personne vivante vous admirez le plus ?

Ma mère. Elle est incroyablement optimiste. Etre auprès d'elle me permet d'apprécier toutes les bénédictions de ma vie.

- Quel est votre héros de fiction favori ?

Rhett Butler
Oh que j'aime Elizabeth Bennett ! J'adore aussi James Fraser. Et Rhett Butler.

- Qui sont vos héros dans la vie réelle ?

Les personnes qui se battent pour ce en quoi elles croient ; les personnes qui se relèvent plutôt que de s'effondrer.

- Quel est votre bien le plus précieux ?

Ma famille

- Quand et où avez-vous été la plus heureuse ?

Je suis toujours la plus heureuse quand je suis avec ma famille. Nous sommes un groupe très soudé. Mes soeurs sont mes meilleures amies. Mes enfants sont ma joie. Mon mari est mon âme soeur.

- Quelle est votre caractéristique la plus évidente ?

Mes gigantesques cheveux emmêlés en broussaille, arg

(en fait la phrase est 
My gigantic tumbleweed hair, arg! et tumbleweed c'est une plante inconnue en France, mais représentée dans tous les films de western, des boules d'herbes séches qui roulent à travers le paysage désertique. Donc c'est à peu près ça je pense, des cheveux très emmêlés et en bataille ...)

- Quel trait de caractère vous déplorez le plus (détestez) en vous ?

Je pense que je travaille trop dur.

- Quel trait de caractère vous déplorez le plus chez les autres ?

Je ne suis pas une grande fan de ceux qui mettent des poignards dans la dos.

- Quelle est votre plus grande extravagance ?

La nourriture - je dépense pas mal d'argent dans les fruits et légumes bios. Et le fromage. Et le pain fait maison d'une boulangerie locale. -elle devrait venir habiter en France si elle aime le pain et le fromage ^^-

- Qu'est ce que vous détestez le plus dans votre apparence ?
La beauté est surestimée

Mes gigantesques cheveux emmêlés en broussaille, arg !

- Quelle qualité considérez-vous comme la plus surestimée ?

La beauté.

- En quelle occasion mentez-vous ?

Quand la vérité peut heurter les sentiments.

- Quels mots ou phrases utilisez-vous le plus souvent ?

Va au lit ! (destiné à mes enfants).

- Si vous pouviez changer une chose à propos de vous, qu'est ce que ce serait ?

Hmm.. J'aimerai être plus ouverte aux changements.

- Qu'est ce que vous considérez comme votre plus grand accomplissement ?

Ma famille. Nous sommes bizarres et légèrement hermétiques, mais nous nous aimons. Beaucoup. Et nous sommes heureux ;)

- Quelle qualité admirez-vous le plus chez un homme ?

Honnêteté.

- Quelle qualité admirez-vous le plus chez une femme ?

Honnêteté.
Toilettes publics
- Qu'est ce que vous détestez le plus ?

Quand je marche dans des toilettes publiques grands et vides... et que la personne suivante prend celui qui est juste à côté du mien.

- Qu'est ce que vous appréciez le plus chez vos amis ?

Leur optimisme et leur joie de vivre

- Comment aimeriez-vous mourir ?

Ohh, doux jésus. Pour de vrai ? Je ne veux pas penser à ça.

- Si vous deviez mourir et vous réincarner en une personne ou un animal, que pensez-vous que ce serait ?

Hmm. J'aimerai me réincarner en une sorte de mammifère marin. Peut-être un dauphin.

- Si vous pouviez vous réincarner en un objet, que choisiriez-vous ?

Un livre. Un livre très aimé et très lu.

- Quelle est votre devise ? (les mots avec lesquels vous vivez ou qui signifient beaucoup pour vous )

"Cela ne gêne personne d'avoir ce qui est trop bon pour lui." Jane Austen (je ne suis pas vraiment convaincue par ma traduction pour le coup)

- Qui a eu la plus grand influence sur vous ?

Je vais devoir dire ma mère... ou mon mari. Le deux sont des grands adeptes de faire de vos rêves une réalité. Quand on est dans la même pièce qu'eux, on a vraiment l'impression que tout est possible.

- Avec lequel de vos personnages vous identifiez-vous le plus ?

Probablement Vee. Nous sommes toutes les deux étranges et insupportables.



Le site internet rajoute :

Paperback Dolls souhaite remercier Becca pour avoir pris le temps de répondre à quelques questions et nous avoir permis, ainsi qu'aux fans, d'en connaître un peu plus sur elle. Assurez-vous de pré-commander ou de vous procurer un exemplaire de Crescendo qui sort le 19 Octobre.


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